Qui suis je?

Après 4 ans à Latitudes à sensibiliser divers types de public aux enjeux de la citoyenneté et de la solidarité, j’ai ressenti le besoin de me remettre en route pour découvrir de nouveaux horizons et surtout pour toucher du doigt les situations d’urgence que les actes de chacun.e peuvent provoquer. Anthropologue de formation et voyageuse de passion, je m’intéresse particulièrement aux autres cultures et à tout ce qui peut être considéré comme “différent”. Mon plus grand rêve serait que le monde entier puisse être fasciné par cela, en combattant le provincialisme géographique et du temps (concept théorisé par T.S.Elliot): avec un planisphère ou une rencontre, une page d’un livre d’histoire ou d’un carnet de voyage. Donner le moyen pour impliquer l’autre peut contribuer à combattre l’indifférence.

Pour introduire ces premiers “carnets de voyage”, voici un paragraphe du livre qui m’accompagne et qui reflète bien le but de mes récits:
“Cela dépend de la volonté des dieux ou l’homme est trop mauvais et irrationnel pour donner une empreinte sage à son destin? Erodoto allait en personne vérifier la façon de vivre des individus. Il avait pour idée de raconter l’historique des petites et grandes villes et leur évolution où celles qui étaient précédemment petites sont devenues de grandes villes et celles qui étaient autrefois grandes sont devenues de petites villes.…. bien conscient donc que la chance ne reste jamais immobile dans le même lieu.  Et comment faisait-il pour savoir? En observant, en recueillant des données de ce que les gens faisaient, disaient …  son premier pas était toujours le voyage. […] Plus je lisais Erodoto, plus je découvrais en lui une âme soeur. Qu’est-ce qui l’avait poussé à partir, à explorer la diversité des choses? Très probablement la curiosité du monde. Le désir d’y être, de voir, d’expérimenter tout en personne. […]  Connaître le monde demande un effort qui absorbe toutes les facultés de l’homme. Les gens comme Erodoto ne sont pas capables de se limiter à un seul événement ou un seul pays. Ils sont toujours en mouvement, ils sont des éponges qui ne peuvent pas retenir quelque chose trop longtemps. Ils sont toujours à la recherche de nouvelles choses à découvrir, connaître, assimiler. … ils doivent se mettre en chemin, avancer, aller au delà. Ces personnes sont si utiles à la société mais aussi malheureux car seules. Bien sûr dans leur recherche continue des autres personnes, ils découvrent souvent des personnes similaires avec qui il tisse des liens et connaît de très près. Puis un nouveau jour se lève et ils se rendent compte que rien ne les empêche de partir puisque finalement rien ne les retient.” Kapuscinski

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