Privilégier la parole pour comprendre le monde

Samedi 21 novembre alors que le forum des associations “Droits à l’essentiel” a été annulé suite aux mesures d’État d’Urgence pris par l’État et relayées par la préfecture interdisant les regroupements dans l’espace public, l’association Latitudes a malgré tout trouvé nécessaire de se regrouper et de partager ensemble.

Après un petit moment de discussion et un jeu brise glace entre bénévoles et représentants du collectif SSI nous avons réfléchi, ensemble, à ce que nous pouvions faire de cette belle et froide journée d’automne. Rester chez nous ? Impossible ! Avoir peur ? Ce n’est pas la solution ! Partir à la rencontre des gens et discuter, partager et leur laisser la parole ? Pourquoi pas !

Ni une ni deux nous avons pris nos pancartes, nos marqueurs et nos questions et nous sommes partis arpenter les ruelles d’Avignon. Trois binomes se sont formés :

  • 1ère question : Comment allez-vous ?
  • 2ème question : Le temps est changeant et vous ?
  • 3ème question : Quelle(s) liberté(s) ne voudriez-vous pas perdre ?

Nous avons choisi trois questions différentes mais assez larges pour laisser la possibilité aux passants qui en ont envie de venir nous rencontrer et de nous donner leurs avis et leurs ressentis. Si certains parlent des attentats, d’autres parlent de leurs vies personnelles. Les histoires sont différentes, les histoires sont intéressantes et tellement riches ! Le simple fait de partir dans la rue et de partir à la rencontre des autres nous a permis de nous ouvrir les yeux sur plein de choses, de partager, de rigoler et de passer un bon moment.

En cette difficile période, nous avons rencontré des gens qui avaient besoin de parler et de mettre des mots sur leurs ressentis et sur leurs émotions. Alors que certains nous font part de leurs peurs et de leurs angoisses, d’autres sont révoltés et en colère contre les médias, les politiques, …

Si le Forum des associations de la Semaine de la Solidarité Internationale n’a pas eu lieu ce samedi, cela ne nous a pas empêché de descendre dans la rue et de nous exprimer. Les gens sont venus à nous, intrigués par les pancartes, curieux et heureux de pouvoir prendre la parole !

Charline Massari

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