À la rencontre des solidarités

Description de l’action

En amont et en aval du Festival des Solidarités, les associations du collectif FestiSol Avignon et environs proposeront des ateliers de sensibilisation sur les migrations et l’interculturalité, à destination de jeunes collégien-ne-s et lycéen-ne-s du Vaucluse.

Note d’intention

Le discours médiatique et politique sur les personnes en exil, très souvent caricatural et instrumentalisé, entraîne une opinion publique négative et des comportements haineux. Cela a notamment des conséquences en terme de lois et de mesures restrictives et discriminantes envers les personnes exilées. Par l’ouverture de questionnements, nous souhaitons permettre aux élèves de se “mettre à la place de”, de prendre conscience des situations individuelles et des systèmes qui y conduisent, afin d’améliorer l’accueil réservé aux personnes exilées, notamment sur le territoire Vauclusien.

Les objectifs

Ce parcours permettra de faire découvrir aux élèves de secondaire la réalité des parcours de vie d’exil, et des initiatives de personnes qui agissent à un accueil plus digne.

Les objectifs sont de :

  • Remettre en question les préjugés sur les personnes exilés, et analyser la construction des discours qui amènent aux discriminations afin de pouvoir les combattre.
  • Découvrir le fonctionnement et les dysfonctionnements de l’accueil en France ; connaître des associations et structures qui s’engagent auprès des exilés sur le territoire.
  • Donner envie aux jeunes de s’engager pour plus de solidarité au niveau local.

Déroulé des actions

  • En amont, les jeunes seront sensibilisé-e-s aux enjeux de l’interculturel et de l’exil par des outils d’éducation populaire et d’ECSI.
  • Sur la base du volontariat (car hors temps scolaire), les jeunes participeront au Festival des Solidarités, qui mettra en valeur des récits de solidarité sur le territoire local, à travers le médium artistique (vidéo, poésie, photo…).
  • En aval, ils auront l’occasion d’échanger avec des personnes issues de parcours migratoires récents, notamment des mineurs isolés ou des jeunes majeurs, de leurs difficultés et de leur accueil en arrivant en France. Ils pourront aussi rencontrer des personnes solidaires (bénévoles, hébergeants, etc.) et réfléchir avec elles et eux sur leur engagement.

Quelques exemples d’outils pédagogiques – différent-e-s ensemble

Le Jeu des “Bonjours” : 

Après avoir reçu une carte décrivant une manière de se dire bonjour (ex : Serrer la main en gardant le bras tendu / Embrasser chaleureusement et faire trois bises, etc.), les participant-e-s doivent se saluer, sans révéler le contenu de leur carte. Ce jeu permet de se rendre compte que nos codes culturels et nos coutumes varient, et qu’elles peuvent prêter à des malentendus ou des malaises si on ne prend pas conscience de ces différences.  

Le “Dessinez, c’est gagné” :

Reprenant les principes du pictionnary, ce jeu, où l’on essaie de faire découvrir un mot au reste de son équipe par le dessin, permet de mettre en lumière les stéréotypes que nous avons intégré et que nous utilisons pour nous faire comprendre des autres. 

“Tous humains, Tous égaux” – Dilcrah

Le projet “Tous humains, tous égaux”  est porté par trois associations d’éducation populaire actives sur le Vaucluse : La Ligue de l’Enseignement, les Petits Débrouillards et Latitudes. D’envergure nationale, régionale et locale, ces structures mutualisent leurs ressources et compétences afin de proposer un parcours ambitieux pour lutter contre les discriminations, qui sont nombreuses : orientation sexuelle, couleur de peau, appartenances religieuses et culturelles…

Pour cette année, de nouveaux partenaires seront sollicités pour permettre un approfondissement sur chaque sous-thématique.

  • Comprendre comment se fabriquent les stéréotypes afin de déconstruire les processus qui mènent aux discriminations pour permettre à chacun-e d’appréhender  les enjeux d’un vivre ensemble qui n’écrase pas les différences.
  • À partir de ces enjeux généraux, comprendre leur application et leurs conséquences dans le domaine des appartenances religieuses (antisémitisme), des origines (racisme) et de l’orientation sexuelle et de genre (haine anti-LGBT).
  • Rendre les élèves conscient-e-s et vigilant-e-s sur leurs propres comportements et dans leur entourage ; en faire des ambassadeur-ice-s du vivre ensemble. 
  • Travailler sur un temps long et toute une classe d’âge pour observer les effets sur le long terme au sein de l’établissement et plus largement.

Sur une demi-journée, les classes tournent par ateliers d’une heure entre chaque association. Un temps collectif l’après-midi permet ensuite de mettre en commun les apprentissages.

Les Trans’missions citoyennes

De 2016 à 2019, des Associations d’Éducation Populaire du Vaucluse se réunissent pour proposer des animations qui visent interroger nos préjugés et nos représentations. Les membres du collectif sont :
– Latitudes
– Les Petits Débrouillards
– La Ligue de l’Enseignement
– Léo Lagrange
Le projet continue en 2020 sous une nouvelle formule approfondie, “Tous humains, tous égaux“.

Stéréotypes et préjugés, Laïcité, Mixité – Égalité et Interculturalité sont les thématiques sélectionnées par le collectif.

Ces actions sont menées dans le cadre l’Appel à Projet de la Délégation Interministérielle de Lutte contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine LGBT – DILCRAH.

LE DÉROULÉ :
Chaque structure propose un module d’une heure composé d’un ou plusieurs outils d’éducation populaire.
Les classes tournent entre ces modules, afin d’avoir participé à tout à la fin de la demi-journée !

LE PUBLIC :
Collégien-ne-s, Lycéen-ne-s

LES OUTILS : Le Barnga
Les participant-e-s jouent un jeu de carte simple en petits
groupes. Après avoir bien assimilé leurs règles, les
participant-e-s se déplacent de table en table, sans avoir le droit de parler. Très vite le conflit s’installe. Jouent-ils avec les mêmes règles ?
Cet outil permet d’aborder les questions de codes culturels, notamment informels, et des différentes manières de réagir face à un mode de fonctionnent différent.

QUELQUES TÉMOIGNAGES :
Dans notre classe, on accueille un jeune migrant afghan. Ça a vraiment changé l’ambiance, il nous raconte sa vie d’avant, ça nous impressionne.
Des fois quand je retourne au bled, je comprends pas leurs coutumes puis je m’habitue. Après c’est quand je reviens ici en France que je ne comprends plus.