Les MFR Vaucluse Alpes se questionnent sur l’égalité Hommes – Femmes en 2018

Le jeudi 19 avril dernier, Latitudes était présente à la Chambre de l’Agriculture de Vaucluse aux cotés de 130 lycéennes et lycéens des Maisons Familiales et Rurales Alpes Vaucluse afin d’animer le colloque annuel portant cette année sur l’égalité Hommes/Femmes.

Entre saynètes, light-graff, photos, création d’un jeu de société, mots croisés et discours, les six classes ont présenté le fruit des réflexions menées durant l’année.

La question de l’égalité Hommes – Femmes a été abordée selon plusieurs axes : au travail, dans la rue, à la maison, au sein de la famille, etc.

Présente tout au long de la journée, Latitudes a animé les temps entre chaque restitution permettant ainsi de créer de l’échange et d’approfondir le débat entre les jeunes, les professeur-e-s et en présence de la Déléguée du Droit des femmes et de l’égalité, Elodie GOUMET.

 

 

 

 

 

 

 

 

Et vous alors, vous en pensez quoi de l’égalité Hommes – Femmes dans notre société ?

La 8ème Semaine de l’Environnement à Avignon, on y est presque !

Pour la huitième année consécutive, l’Association Latitudes organise la Semaine de l’Environnement à Avignon les 9 & 10 Mars.

Nous avons lancé un financement participatif auquel vous pouvez participer ICI !

L’argent récolté servira à co-financer les frais des intervenants & artistes, ainsi que le travail de notre super infographiste !

Et si on reprenait l’essence même du mot “Environnement” ? – Ce qui nous entoure, ce qui est aux environs ….

Alors qu’est ce qui se trouve autour de nous ? Et si c’était à nous de le construire ?

Nous sommes tous et toutes plus ou moins impliqué-e-s dans des initiatives respectueuses de la nature et de notre environnement.

Il suffit parfois d’un petit coup de pouce pour être davantage sensibilisé aux solutions locales et durables existantes à notre échelle, d’autres fois seulement d’avoir l’espace pour échanger des idées et des savoirs-faire.

La Semaine de l’Environnement est là pour ça !

L’Association Latitudes, la Licence Professionnelle et ses partenaires proposent un événement festif pour imaginer le monde de demain. Parents, enfants, ami-e-s, familles, cousins, cousines : partons à la découverte d’initiatives et partageons des moments de créations et d’échanges pour construire un monde plus juste et solidaire !

 

La Semaine de l’Environnement, qu’est-ce que c’est ?

La Semaine de l’Environnement est un événement d’envergure nationale coordonné par le réseau national GRAPPE (Groupement d’Associations Porteuses de Projets en Environnement). L’Association Latitudes et trois étudiantes de la Licence Professionnelle Tourisme et Économie Solidaire de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse portent l’événement à échelle locale.
Cet événement annuel engagé autour de diverses problématiques environnementales actuelles, a pour objectifs d’informer, de mobiliser et de sensibiliser à la réalité écologique. Elle permet également d’aborder ces questions de manière critique permettant le débat et la réflexion sur les alternatives et solutions possibles.

La Semaine de l’Environnement à aussi pour vocation de faire découvrir les gestes réalisables à l’échelle du territoire, tout ceci en créant du lien grâce au réseau local d’actrices et d’acteurs engagé-e-s à Avignon et aux alentours.

 

Un projet en co-construction avec trois étudiantes d’Avignon

Pour la quatrième année consécutive, dans le cadre de leur Licence professionnelle Tourisme et Économie Solidaire et de leur projet tuteuré, trois étudiantes sont chargées de co-organiser la 8ème édition de la Semaine de l’Environnement en collaboration avec l’association Latitudes.

Cet événement leur permet de mettre en application les compétences acquises dans cette formation et d’être en complète immersion au sein du monde associatif. C’est l’occasion pour ces étudiantes de tester leurs savoirs-faire et leur savoirs-être au travers d’un événement national.

Le projet tuteuré est un travail d’équipe intense sur une durée de trois mois durant laquelle les étudiantes ont dû mettre en œuvre une méthodologie précise. En effet, chacune d’entre elle a sous sa responsabilité un pôle important de l’organisation de l’évènement et travaille en binôme avec une des membres de l’association.

 

LE PROGRAMME 2018

Téléchargez le programme et diffusez le autour de vous !

Télécharger (PDF, 14.68MB)

Vendredi 9 Mars 2018 – Recup’Soupe

De 9h à 17h

Centre Social de la Rocade – 1, Rue Paul Poncet, 84000 Avignon

Cuisinons ensemble avec des aliments locaux sauvés du gaspillage alimentaire ! Viens éplucher, émincer et mettre ton grain de sel pour préparer ce repas. Un soupçon d’imagination, une pincée de plaisir, une note de folie, le tout servi le lendemain et à prix libre. Un GRAND GRAND GRAND merci aux producteurs et productrices du Vaucluse et des alentours qui soutiennent notre action et prennent soin de notre environnement.

Infos pratiques : Inscriptions ici

Pour des questions d’assurances, l’adhésion à l’association Latitudes (à partir de 5 €) est obligatoire pour participer à l’atelier cuisine.

 

Samedi 10 Mars 2018 – A(n)imons la ville !

Tou-te-s en ville ! – de 11h à 17h

Place Pie, Place Saint Jean le Vieux, Avignon

Occupons les rues et places d’Avignon pour faire de l’espace public un lieu de rencontres, de création et d’innovation. Ateliers d’auto-réparation de vélo, fabrication d’instruments avec des matériaux récupérés, jeux sensoriels, stand de troc, manège à pédales, et d’autres animations t’attendent pour échanger et apprendre à faire autrement dans le respect de notre environnement.

Découverte, rire et imagination rythmeront cette journée !

 

Pars’Cours ta ville ! – de 11h à 17h

Des initiatives fleurissent partout dans la ville : Pars à la découverte de ces savoirs-faire et cours vers toutes ces rencontres. Ralentis, chaque commerçant-e décèle un trésor caché, une petite curiosité, si on prend le temps de s’y attarder…

Est ce qu’une patate peut provoquer une émotion ?

Latitudes te propose de troquer ta patate chez les commerçant-es du coin ! Le principe est simple : viens chercher ta patate Place Pie, sur le stand de l’asso, échange la un maximum de fois jusqu’à décrocher l’objet le plus imposant, farfelu, décalé ou même tout simple. Présente ta trouvaille avant 17h !

Infos pratiques : Ouverture du stand de l’Association Latitudes à partir de 11h, criée publique à 17h pour la présentation des patates troquées ! Y’a pas d’âge pour échanger !

 

Vélorution ! – de 17h à 19h

Au départ de la Place Pie, 84000 Avignon

En cette fin d’après midi, la joie de la mobilité douce est à l’honneur. Redécouvrons les rues avignonnaises avec nos beaux bolides non motorisés pour une balade festive en compagnie de l’association Roulons à Vélo.

Tenues à paillettes et costumes de lumières recommandées !

Soyez vigilant-e-s ! Pour des raisons de sécurité : “Chacun est responsable de tous. Chacun est seul responsable. Chacun est seul responsable de tous” – Antoine de Saint-Exupéry

Soirée Festive !  – de 19h à 23h

Place des Carmes, Avignon

Pour clôturer cette journée, viens danser et faire vibrer le bitume avec Zoulouzbek Band sur des airs de musique Cajun, folk Irlandais, Traditionnelle Tziganes et Russes ! Si tu as une petite faim, tu pourras régaler tes papilles mais aussi te réchauffer avec notre délicieuse soupe bio, locale et faite maison, grignoter une tartine et t’abreuver, avec parcimonie bien entendu !

 

Tu retrouveras les images de l’édition 2017 ICI, et celles de l’édition 2016 PAR LA !

Un autre départ

Vendredi 27 octobre

Aujourd’hui la journée a été pleine et mouvementée. Vers 11h j’étais toute seule à l’école. J’étais en train de préparer les enfants à sortir de la classe,  j’entend des cries et de la fenêtre je vois des hommes prendre des bâtons en fer comme arme au milieu de la cour centrale. Des nombreuses personnes étaient en train de les séparer et en même temps le groupe WhatsApp de l’équipe de terrain I AM YOU commence à prévenir :”Big fight on camp, obligation to stay into the classes, keep children et adultes under control”.

L’affrontement a été causé par une simple dispute entre enfants, ayant la malchance d’appartenir à une famille syrienne et une kurde qui les ont rejoint tout de suite. La mère de l’enfant syrien crie en langue arabe :”These fucking kurdish” ( traduction en anglais donnée par un jeune résident qui m’explique les faits quelque minutes plus tard). Le camp est habituellement très calme, mais depuis l’arrivé de sept nouvelles familles dans les derniers jours, une certaine nervosité et agitation est montée. Les nouveaux sont à majorité kurde. Cela peut être une raison d’énervement du côté arabe, tandis que la déception pour les conditions du camp, lieux tant attendu, pourrait justifier la violence de l’autre faction.

Être témoin de ces moments de tension me fait beaucoup du mal, mais en même temps démystifie un peu l’absurdité de faire vouloir croire que ces politiques d’accueil puissent fonctionner. Les personnes qui les pensent et les actuent sont des être humains, je me dis: ils peuvent se tromper. Et souvent ce sont des individus qui sont loins de ces contextes, qui souvent ne connaissent pas vraiment quel type de tension peuvent exister entre deux individus qui dans le pays d’où ils ont fuit ont appris à détester le type d’individu qui maintenant est leur voisin et avec qui ils partagent le “jardin”. Avec une menaçante requête de ne pas créer des désordres. Accepter les condition de vie, attendre silencieusement la reconnaissance de ses propres droits humains … et se retrouver perdu avec les critères culturels qui l’ont fait devenir un homme. Si la guerre civile syrienne a commencé en 2011 pour le control des terres du kurdistan irakien … et les affrontement n’ont jamais cessé en forçant les résidents de Ritsona à fuir… comment penser qu’il peuvent accepter de vivre les un à côté des autres sans tensions ? J’aurais vraiment aimé vivre directement dans le camp pendant ce mois ci . J’aurais pu mieux comprendre le contexte, la réalité des familles, leur quotidien .. partager les repas du soir, entendre les bruits et les sons de la nuit. “C’est interdit” me répond Philip, le coordinateur des bénévoles. “Car c’est dangereux. On a l’obligation de quitter le camp avant 22h le soir”. J’essaie de comprendre un peu mieux cette politique, du moment que l’entrée du camp n’est pas contrôlée.

Emma m’explique que dans la majorité des camps de réfugiés les personnes “extérieures” ne peuvent pas y vivre: encore plus une femme. Elle pense que ce serait bizarre d’occuper des lieux qui pourraient être destinés à héberger des demandeurs d’asile, et aussi que en cas de “fight” l’ONG ne veut pas risquer. Moi j’essaie de lui faire comprendre l’étrange sensation que j’éprouve en y allant et ensuite en repartant pour rentrer dans une grande villa au bord de mer, à coté des commerces, de la ville. Pour moi cela est encore plus un prétexte pour souligner la différence de vie que nous menons. Je comprend que pour les personnes qui y travaillent à long terme ça devrait être difficile, mais cela pourrait être une option à choisir pour les bénévoles court termes comme moi. Je sais, un mois est une période très courte pour réellement comprendre tous les enjeux du contexte. Mais je considère important de pouvoir dire ce qu’on remarque, afin d’être transparente et de gérer ses propres frustrations.  

Lundi 30 octobre

Je vois la gare de Chalkida se confondre avec l’eau de la mer qui l’entoure. J’ai quitté définitivement le camp il y a une heure, entre des mots d’encouragement, des pensées tendres vis à vis de certains résident avec qui j’ai tissé un fort lien. J’ai également imprimé des photos prises avec eux pendant mon séjour et donnée des dessins avec des phrases traduites en arabe, comme souvenir .

Ca me fait bizarre de pouvoir prendre un train et partir, chose qu’ils ne peuvent pas faire. J’ai gardée le contact facebook de certains d’entre eux, mais je me demande si cela sera possible de rencontrer les enfants de la maternelle dans quelque année. Qu’est qu’ils vont devenir.

Je pars avec un soulagement: les deux jeunes ados sont retournés au camps hier soir. Un travailleur social de la Croix Rouge m’a prévenu car il savait à quel point j’étais inquiète. Ils étaient partis à Athènes, ils ont logés dans un espèce de hôtel geré par des kurdes, réparés leur portable et marchés un peu pour la capitale. Ce matin ils avaient l’air heureuse. Je n’arrêtais pas de leur dire que la prochaine fois ils devaient prévenir et récupérer leur document, que ce n’est pas une chose drôle de préoccuper les autres. Ils me regardaient étonnés en souriant de façon complice et tendre.

Je garde ce souvenir dans ma tête, consciente que demain je serai déjà a fond dans la logistique de mon Balkan trip, et que la réélaboration de l’expérience vécue sera lente mais intense. L’avoir partagée ici, avec vous, m’a déjà permis de prendre du recul et d’en donner du sens, car partagée.

Merci donc à tou-te-s de l’attention et de la confiance accordée 🙂