Nouvelles de Latitudes et boussoles en temps de crise…

La crise…

Cette période exceptionnelle bouscule les habitudes, les façons de penser et nous invite à la réflexion. D’abord car elle agit en révélateur de notre monde, dans ses forces et dans ses failles. Elle met à jour les inégalités criantes mais éclaire aussi des biens précieux, comme notre humanité commune face à un virus qui ne connaît ni frontières et ni différences culturelles ; les principes de solidarité et de fraternité, notre besoin d’interactions, qui deviennent vitaux ; nos services publics, portés par le dévouement de chaque soignant-e, enseignant-e, éboueu-r-se, postier-e…

Ces semaines nous interrogent sur le mode de production des biens les plus essentiels et sur nos valeurs. Il y aura un « après » cette pandémie, qu’il est urgent de dessiner. Il nous faudra du souffle et de l’endurance pour qu’elle nourrisse dans la durée notre mouvement vers une société composée d’individu-e-s plus conscient-e-s, plus responsables et plus solidaires.

Pour alimenter la réflexion, nous vous conseillons cet article de Ritimo, qui fait un très beau travail de synthèse. Et d’aller voir vers les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat pour la sortie de crise…

… et nous ?

Depuis 14 ans à Latitudes, avec nos partenaires, nous faisons le pari que par la dynamique de nos jeux et outils participatifs, par le débat et la fête partagée, nous avançons individuellement et collectivement vers un peu plus de fraternité. Nous sommes aussi persuadé-e-s que ce principe de Fraternité n’est pas inné ; il s’apprend par l’éducation et l’expérience. Ce n’est pas toujours facile de rencontrer des personnes très différentes, d’être solidaire, de vivre des moments fraternels ! Souvent les rencontres avec des inconnu-e-s nous remettent en cause, nous font grandir et après des temps de doute, la surprise et la joie sont bien souvent au rendez-vous.
Inspirations d’hier pour demain

A Latitudes, nous avons hâte de reprendre nos activités ! Formations, animations et événements sont bien sûr en pause. Nous profitons de ce temps pour souffler, réfléchir aux projets à venir et faire un peu de ménage dans les placards et les boites mails…

Comme vous le savez, la Semaine de l’Environnement a pu se dérouler jusqu’au bout, et nous sommes conscient-e-s de la chance que nous avons eu. Nous remercions encore tou-te-s les bénévoles et partenaires de cette belle édition 2020 ! Pour prolonger un peu et nourrir notre confinement, nous vous proposons :


Envie de nous rejoindre ? Rdv le 18 juin !

Psssst ! Histoire de continuer à avancer, nous avons fixé la date notre assemblée générale suivie de l’habituel apéro de fin d’année au jeudi 18 juin de 18h à 21h ! Nous vous confirmerons la possibilité de sa tenue en réelle, et sinon on verra pour une visio.

D’ici là, nous ouvrons les appels à rejoindre le conseil d’administration collégiale de l’association. Si vous avez envie de prendre part à la réflexion et aux actions de Latitudes, n’hésitez pas à nous en faire part à collegiale@assolatitudes.net ! Quelques mots sur vous, votre vision de l’association et ce que vous souhaiteriez y apporter nous aiderons à envisager comment nous pourrions travailler ensemble. Si vous avez d’autres envies et idées pour vous investir dans l’association, nous y sommes aussi toutes ouïes !

À méditer en ces temps un peu moroses ?

Voltaire dans sa lettre à l’Abbé Trublet disait : « Je me suis mis à être un peu gai, parce qu’on m’a dit que cela est bon pour la santé. »

Le scientifique américain Steven Cole a ainsi analysé que nous avons chacun une façon différente de réagir face à l’adversité, face au stress. Son équipe a recruté 80 adultes, considérés comme heureux, soit comme altruiste, soit heureux comme narcissique. Ils ont analysé les gènes de leurs cellules immunitaires. Le résultat est surprenant. Les heureux centrés sur eux-mêmes réagissent de façon similaire aux personnes animées par des sentiments négatifs comme la peur ou le désarroi. Les heureux altruistes ont des gènes qui permettent de mieux lutter contre les virus et les processus inflammatoires.

Le bonheur partagé serait donc bénéfique pour l’organisme !

Le philosophe Patrick Viveret peut nous aider à y réfléchir dans sa conférence : dans laquelle il conclut par : ” Choisir d’être heureux est un acte de résistance politique. ”

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