Quelques exemples d’outils pédagogiques – citoyenneté et vie de groupe

Le Débat Mouvant : 

Une proposition qui prête à débat est donnée, les participant-e-s se placent dans l’espace selon s’ils sont d’accord ou non. Chaque partie va donner ces arguments à tour de rôle, si l’argument les touches, les participant-e-s changent de place. Ce dispositif favorise l’écoute attentive, et la possibilité de faire évoluer son point de vue. 

Brises glaces :

Comme son nom l’indique ce jeu est étudié pour “briser la glace”. Souvent utilisé lors de formations et d’animations ce jeu permet d’apprendre à se connaître et de mettre en place un cadre agréable et convivial. On peut demander aux personnes présentes de se mettre en cercle, et de se classer par ordre alphabétique en fonction de la première lettre de leur prénom, de quelque chose qu’il-elle aime,…etc. Où encore d’imaginer une carte de France sur le sol, et de se placer là où on habite, de là où on vient, où on est né-e,…etc. Il existe plusieurs types de brises glaces, à choisir ou imaginer selon les objectifs et la taille du groupe.

Arpentage : 

Cet outil consiste à apprendre à plusieurs. Par binôme, les participant-e-s se partagent un texte en chapitre. Chaque binôme lit sa partie, en discute à la fois pour clarifier les points complexes, et pour en faire un retour sensible, en cherchant des échos dans le quotidien. Enfin, les apprentissages sont mis en commun dans le groupe, permettant à tou-te-s d’aborder l’intégralité du texte de manière approfondie, critique et en peu de temps.

Quelques exemples d’outils pédagogiques – différent-e-s ensemble

Le Jeu des “Bonjours” : 

Après avoir reçu une carte décrivant une manière de se dire bonjour (ex : Serrer la main en gardant le bras tendu / Embrasser chaleureusement et faire trois bises, etc.), les participant-e-s doivent se saluer, sans révéler le contenu de leur carte. Ce jeu permet de se rendre compte que nos codes culturels et nos coutumes varient, et qu’elles peuvent prêter à des malentendus ou des malaises si on ne prend pas conscience de ces différences.  

Le “Dessinez, c’est gagné” :

Reprenant les principes du pictionnary, ce jeu, où l’on essaie de faire découvrir un mot au reste de son équipe par le dessin, permet de mettre en lumière les stéréotypes que nous avons intégré et que nous utilisons pour nous faire comprendre des autres. 

Quelques exemples d’outils pédagogiques – Environnement

La Fresque du Climat

À l’aide de cartes issues du rapport du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Expert dans le Climat), les participant-e-s sont invité-e-s à reconstituer le fonctionnement du dérèglement climatique issu de l’activité humaine. Ce jeu collaboratif permet d’établir les liens de causes et conséquences avec une précision scientifique, de manière participative. 
Jeu créé par l’association La Fresque du Climat, licence Creative Commons

Jeu de la ficelle

Les participant-e-s sont organisé-e-s en trois cercles concentriques. Au centre, les aliments de l’assiette, autour le cercle des organisateurs, et encore autour celui des impacts. Chaque participant-e reçoit une carte personnage ; à l’aide d’une ficelle et selon les directives des participant-e-s, l’animateur-ice matérialise le lien entre les personnages. En présentant des acteurs phares de notre système alimentaire, ce jeu de rôle permet de comprendre leurs liens dans la mondialisation et de développer l’esprit critique, notamment sur notre rôle en tant que consommateur-ice-s. 

Carbonomètre

Ce jeu de rôle, création originale de l’association, repose sur le principe du calcul de l’empreinte carbone individuelle. À partir de différentes cartes de contraintes quotidiennes (lieu de domicile et de travail, taille du logement, système de chauffage, habitudes alimentaires et de déchets, etc.), les participant-e-s se construisent par équipe un personnage. Au premier tour, ils imaginent le déroulé d’une journée type, et en calcule l’empreinte carbone ; une première analyse des différences et des postes importants d’émissions de gaz à effet de serre est faite. Au deuxième tour, ils essaient de réduire autant que possible leur empreinte, en gardant leurs contraintes immuables (ils ne peuvent pas par exemple déménager du jour au lendemain). Une deuxième analyse des écarts est réalisée, et à partir de celle-ci les participant-e-s font émerger les actions principales à mettre en place par les individu-e-s. Enfin, une réflexion est proposée sur les freins structurels, qui dépendent d’autres échelles d’actions (collectivités, État, etc.) et les solutions possibles.

“Fais pas genre” – Mixité Femme-Homme – 2019-2020

Description de l’action : 

C’est dans le quotidien que se structurent les représentations séxuées et les rapports sociaux d’égalité ou de domination. Les recherches sociologiques démontrent que ce sont les stéréotypes qui, entre autres, contribuent à la production et au maintien des inégalités dans notre société.

Égalité, mixité, parité : ces trois termes désignent des principes et des objectifs à atteindre.

Les outils proposés par l’association Latitudes visent à susciter la réflexion pour faire évoluer les représentations de genre en faveur d’une justice sociale qui permette à chacun-e de trouver sa place et de s’émanciper. Il est donc important de sensibiliser des enfants et adolescents pour rompre ces inégalités et ces stéréotypes.. 

Objectifs : 

Favoriser une prise de conscience : 

– Des représentations de genre, de sexe et d’identité à échelle individuelle et collective ; de la dimension de reproduction sociale propre à ces représentations ;des conséquences de ces stéréotypes (harcèlement sexiste, inégalités salariales ou d’accès à l’emploi, dépendance…).

– Déclencher des questionnements et inciter à la prise de parole des élèves sur ces sujets ; créer les conditions d’une discussion contradictoire mais bienveillante afin de faire émerger des réflexions et des débats.

– Permettre à l’équipe pédagogique de se saisir de ces problématiques, de l’inscrire dans le parcours d’apprentissage de l’élève et de leur donner des outils pour les prendre en charge.

– Montrer / imaginer des alternatives pour que celles-ci entrent dans le champ du possible et par là encourager des actions concrètes pour favoriser l’égalité des genres.

Déroulé : 

L’association intervient sur 4 séances de 1h30 pour les primaires, et 2h pour les élèves de secondaire. Les thèmes abordés sont les suivants : 

Séance 1 : stéréotypes et genre                    

Séance 2 : les sources de stéréotype et la répartition espace public / privé 

Séance 3 : harcèlement                    

Séance 4 : histoire et acquisition des droits des femmes

Publics

En 2019-2020, nous avons travaillé avec l’école de la Trillade (Avignon), les collèges Gérard Philipe (Avignon) et Arausio (Orange).
95 élèves ont été concernés.
En raison du confinement, 5 nouveaux parcours seront reportés à la rentrée !

“Tous humains, Tous égaux” – Dilcrah

Le projet “Tous humains, tous égaux”  est porté par trois associations d’éducation populaire actives sur le Vaucluse : La Ligue de l’Enseignement, les Petits Débrouillards et Latitudes. D’envergure nationale, régionale et locale, ces structures mutualisent leurs ressources et compétences afin de proposer un parcours ambitieux pour lutter contre les discriminations, qui sont nombreuses : orientation sexuelle, couleur de peau, appartenances religieuses et culturelles…

Pour cette année, de nouveaux partenaires seront sollicités pour permettre un approfondissement sur chaque sous-thématique.

  • Comprendre comment se fabriquent les stéréotypes afin de déconstruire les processus qui mènent aux discriminations pour permettre à chacun-e d’appréhender  les enjeux d’un vivre ensemble qui n’écrase pas les différences.
  • À partir de ces enjeux généraux, comprendre leur application et leurs conséquences dans le domaine des appartenances religieuses (antisémitisme), des origines (racisme) et de l’orientation sexuelle et de genre (haine anti-LGBT).
  • Rendre les élèves conscient-e-s et vigilant-e-s sur leurs propres comportements et dans leur entourage ; en faire des ambassadeur-ice-s du vivre ensemble. 
  • Travailler sur un temps long et toute une classe d’âge pour observer les effets sur le long terme au sein de l’établissement et plus largement.

Sur une demi-journée, les classes tournent par ateliers d’une heure entre chaque association. Un temps collectif l’après-midi permet ensuite de mettre en commun les apprentissages.